Le dispositif de retraite progressive, permettant de réduire son temps de travail tout en percevant une fraction de sa pension, a évolué depuis le 1ᵉʳ septembre 2025. Il est devenu accessible à partir de 60 ans pour tous les actifs remplissant les conditions, offrant ainsi une transition plus souple entre vie active et retraite.

Un droit démocratisé quel que soit le statut

Dorénavant, salariés, indépendants et agents publics peuvent demander une retraite progressive à partir de 60 ans, sans distinction liée à l’année de naissance. Cette réforme est issue de décrets publiés le 15 juillet 2025, entrés en vigueur début septembre, et découle notamment d’un accord national interprofessionnel conclu à l’automne 2024.

Conditions à respecter et fonctionnement du mécanisme

Pour en bénéficier, il faut avoir validé au moins 150 trimestres de cotisations (soit 37,5 années), et exercer une activité à temps partiel correspondant entre 40 % et 80 % d’un temps complet pour les salariés, ou des quotas spécifiques pour les indépendants et fonctionnaires. La pension versée est proportionnelle à la réduction du temps de travail.

Les enjeux pratiques à connaître

Ce dispositif constitue une avancée pour une transition professionnelle souple et choisie. Il reflète le fruit de négociations sociales en faveur des seniors. Toutefois, attention : en attendant la mise à jour des sites officiels, les demandes doivent aujourd’hui être déposées sur papier, ce qui constitue un frein administratif à lever rapidement.
Accéder à une retraite progressive dès 60 ans devient un droit élargi, adaptable au statut de chacun. Pour en profiter pleinement, il est essentiel de vérifier ses trimestres, d’anticiper les démarches et d’adapter son temps de travail. Ce dispositif, quand il est bien anticipé, peut être une réelle solution pour une transition en douceur vers la retraite, tout en continuant à cotiser.